Si vous envisagez de partir à Tozeur sachez que malgré la douceur de son climat on n'y va pas pour rester dans les hôtels. L'hôtellerie de la région, même de haut standing, est avant tout une hôtellerie d'Etapes et non de séjour. Votre voyage devra être agrémenté de sorties et de découvertes ce qui n'interdit pas les moments de farniente et de délassement.
A part les villages de Tozeur et de Nefta (pour ne citer que les plus importants) certains sites sont incontournables à visiter une fois dans cette région : les oasis de montagne, le Djérid, les Chotts et enfin les portes du désert avec Kébili, Douz et le Grand Sahara.

Les oasis de montagne
Elles sont au nombre de trois, d'une fascinante beauté : Chébika, Tamerza et Midès.
Chébika. Le village primitif, en ruine, est aujourd'hui abandonné par ses habitants, relogés non loin du site. Il n'en est que plus impressionnant.
À quelques kilomètres de Chébika, El Khanga est une petite oasis située à l'entrée d'une gorge. Le paysage que traverse la route, courant au-dessus de belles gorges, est grandiose. En empruntant cette route, on aboutit, après avoir franchi l'Oued El Khanga, à Tameghza.
Tamerza, suspendu aux flancs d'un gigantesque canyon, dominant une immense plaine, le village jouit d'un site privilégié. En descendant du village, on peut atteindre le ravin de l'Oued El Khanga où l'on peut admirer une très belle cascade. Midès, est une autre oasis de montagne. C'est un village perché dominant, sur une hauteur d'une soixantaine de mètres, une superbe palmeraie. Le village doit son existence à des sources qui jaillissent d'un banc rocheux à faible distance du village.

Le Djérid
Le Djérid - les palmes - ou bled El Djérid - pays des palmes - s'étend sur l'isthme qui sépare les deux chotts, El Gharsa et El Djérid. C'est un pays aride où la pluviométrie est très faible. Il ne doit l'exubérance de ses palmeraies qu'à l'existence de nombreuses sources et, depuis quelques décennies, à des forages. L'eau, sans laquelle aucune culture n'est possible, est précieuse. Sa répartition entre les agriculteurs se fait selon des modes savants très précis. Comme les terrains, l'eau peut faire ici l'objet de transactions. L'utilisation de l'espace se fait d'une manière intensive. À l'ombre du palmier-dattier, on fait pousser des arbres fruitiers sous lesquels on pratique d'autres cultures, comme celles des légumes. En dehors des oasis ne règne que le désert.
Le Djérid comprend quatre oasis : Tozeur, Nefta, El Hamma et El Oudiane.
Tozeur
Tozeur, la perle et la capitale du Djérid, se trouve au coeur de l'une des oasis les plus célèbres au monde. C'est le plus gros producteur de dattes, surtout la variété « déglet en-nour », dont l'excellente réputation n'est plus à faire.

Nefta
Nefta est l'oasis la plus charmante. Détruite au XIe siècle par les souverains de Tunis pour refus de payer l'impôt, la ville de Nefta se releva. Elle devint un centre influent du soufisme, mouvement mystique musulman. Elle atteignit son apogée au XVIe siècle. La vie y est encore imprégnée de spiritualité. Une vingtaine de mosquées et une centaine de coupoles rappellent que Nefta est la ville sainte du Djérid. Elle est le deuxième centre religieux de Tunisie, après Kairouan.

El Hamma
El Hamma du Djérid est une petite oasis qui possède six sources thermales qui jaillissent à 38°. Leur eau est chlorurée, sodique et même, pour certaines sources, sulfureuse.
Ces sources étaient utilisées par les Romains qui y ont édifié des installations dont il ne reste plus de traces. Elles continuent à être utilisées par les habitants du Djérid et même par des curistes venant de plus loin.
El Oudiane
El Oudiane - les oueds - est un chapelet d'oasis et de villages, long d'une dizaine de kilomètres. Degache en est le pus gros centre. La dernière palmeraie d'El Oudiane est celle de Cedada, après laquelle s'ouvre la route qui traverse le Chott El Djérid.
Les Chotts
Les chotts sont des dépressions fermées. Ils sont au nombre de trois : Le Chott El Gharsa, à l'ouest, le Chott El Fejej à l'Est, et le Chott El Djérid le plus vaste des trois. Son altitude moyenne est de 16 m au-dessus du niveau de la mer. Les plus grandes dimensions sont de 70 et 117 km.

Kébili - Douz
À une trentaine de kilomètres de Kebili, Douz est une petite cité qui doit sa création à une source abondante. C'était le centre autour duquel se groupaient les nomades. Elle doit aujourd'hui son existence à des puits artésiens.
Douz, centre de sédentarisation des Mrazig, c'est déjà le Grand Sahara dont les dunes mouvantes entourent la petite ville. Son marché hebdomadaire se tient le jeudi. Il attire les nomades chameliers de la région.
A Douz, l'artisanat est encore très actif. Les artisans, dont le savoir-faire est le fruit d'une longue tradition, sont très inventifs. Ils fabriquent des belghas - babouches - de couleur jaune ou beige portant de fines décorations, des chaussures en poil de chameau, des burnous de la même matière, célèbres par leur moelleux, des tenues sahariennes brodées.

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